HISTORIQUE
Il est nécessaire tout d’abord de faire remarquer que lorsque l’on ouvre une quelconque Bible que ce soit en français ou dans toute autre langue, à quelques exceptions près, nous lisons : “traduite d’après les textes originaux hébreu et grec” , ceci est exactement ce que nous lisons dans la bible Ostervald. “…L’Ancien et le Nouveau Testament traduits des textes originaux par J.N.Darby”, et pour toutes les différentes versions Segond, “Traduite de l’hébreu et du grec en français courant” (sur quels textes hébreu et grec ?). Malheureusement ces textes originaux ont disparu depuis des siècles. Ce que nous avons de nos jours sont des copies de copies des originaux. La Bible de Genève, (en français) était à l’origine sensée être traduite d’après les anciens manuscrits, texte massorétique pour l’hébreu et texte majoritaire pour le Nouveau Testament, mais dans la version 1669 on trouve déjà des divergences par rapport à de plus anciennes traductions et à la King James anglaise. La Bible de Genève, traduction anglaise, suit de plus près le Texte Majoritaire. La Bible Martin et ensuite la Bible Ostervald se sont petit à petit éloignées de la Bible de Genève même.
COMMENT LA BIBLE NOUS A-T-ELLE ÉTÉ TRANSMISE ?
Comment la Bible est-elle venue jusqu’à nous ? Comment nous a-t-elle été transmise ?
Le texte “Massorétique”, mot hébreu, qui veut dire “traditionnel”. Les Massorètes ont transmis ce texte de l’Ancien Testament de génération en génération, ils l’ont préservé et l’ont extrêmement bien gardé.
La Bible nous dit en Romains 3 :1-2 : “les oracles de Dieu ont été confié aux juifs”. Les juifs étant les seuls garants de l’A.T. Aucun païen ne pouvait mettre ses mains impures sur le texte sacré. Même le N.T. a été écrit par des juifs. “Oracles” veut dire "paroles", " mots" mêmes de Dieu.
Les Massorètes étaient très scrupuleux et suivaient la Talmud à la lettre. Par exemple:
- Chaque colonne n’avait pas moins de 48 lignes et pas plus de 60 mots
- Le scribe devait se servir d’une encre noire spécialement préparée suivant une méthode précise
- Il devait essuyer sa plume, chaque fois avant d’écrire le nom “Dieu” (Eloïm) et devait laver son corps entièrement avant d’écrire le nom “Jehovah”, pour ne pas contaminer le Saint Nom.
- Des règles très strictes étaient à suivre concernant la forme des lettres, les espaces entre les lettres, entre les mots et les sections, la couleur du parchemin, quel genre de plume, etc.
- Le rouleau devait être relu moins de 30 jours après que l’ouvrage était complété, sans quoi il n’était plus valable. Une seule faute sur une page suffisait pour recopier la page entièrement et si l’on découvrait trois fautes sur une page, il fallait détruire le manuscrit dans sa totalité, même si ces fautes se trouvaient dans Malachie !
- Chaque mot et chaque lettre dans chaque mot étaient comptés
On peut parler d’exactitude ! C’est cependant la méthode utilisée par Dieu pour préserver l’A.T. C’est pourquoi on peut dire sans équivoque, que le Texte Massorétique est sans faute, sans erreur et est la meilleure copie des textes “ originaux”.
Le Professeur Miller a écrit : “ Quelques-unes de ces règles semblent exagérées et absurdes, mais cela démontre à quel point la Parole sacrée de l’A.T. était importante pour les juifs, qui en étaient les gardiens (Romains 3 : 2), et c’est un encouragement pour nous de croire, QUE NOUS AVONS LE VERITABLE ANCIEN TESTAMENT, LE MÊME QUE LE SEIGNEUR AVAIT ET QUI A ETE DONNÉ ORIGINELLEMENT PAR L’INSPIRATION DE DIEU” (Miller, op.cit. pg 185)
En 1516-1517, la première Bible rabbinique fut publiée par Daniel Bomberg. Puis en 1523-25, Bomberg en publia une deuxième, éditée par Abraham Ben Chayyim (ou Ben Hayyim) iben Adouijah. Elle est appelée l’édition Ben Chayyim du texte hébreu. Aussi appelée la Seconde Grande Bible Rabbinique, qui est devenue le Texte Massorétique standard des quatre siècles suivants. Personne ne traduisait l’A.T. sans utiliser ce Texte Massorétique.
Kittel pour ses deux premières éditions de la Biblia Hebraica, de 1906 et 1912 se servit de ce même texte hébreu. Soudain en 1937, Kittel changea son édition et la remplaça par le Ben Asher texte Massorétique, qui lui, se basait sur le manuscrit de Leningrad (B19a ou “L”) datant de 1008, qui n’était pas le Texte Massorétique traditionnel, utilisé depuis 400 ans !
Le texte utilisé de nos jours pour toutes les versions révisées, date de 1937 et a été, lui-même révisé plusieurs fois depuis ! L’édition de la Biblia Hebraica de 1937 contient entre 15 à 20 renvois sur chaque page du texte hébreu pour indiquer les changements apportés. Si vous multipliez par le nombre de pages, 1424, le total est de 20.000 à 30.000 changements, pour l’A.T. seulement !
De plus, certaines versions modernes de la “Bible” se servent non seulement de la Biblia Hebraica Stuttgartensia, mais aussi de la Septante, de la Vulgate, des manuscrits de la Mer Morte, et autres textes. Ce sont donc plusieurs fondations qui ont remplacé la fondation “originale” juive, du Texte Massorétique.
La Parole de Dieu nous avertit dans plusieurs passages, de l’A.T. et du N.T. qu’il ne faut ni ajouter, ni supprimer à la Parole de Dieu.
Le Texte Massorétique traditionnel était le texte utilisé par le Seigneur Jésus-Christ. Il l’a revêtu de Son autorité. En Matthieu 4:4, lorsque le Seigneur Jésus parle à Satan, Il le réfute par l’Écriture en disant :“Il est écrit l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu”. Lorsque le Seigneur Jésus-Christ dit :” Il est écrit” cela veut dire que c’est écrit depuis le temps de Moïse et que cela a été préservé jusqu’au temps de Jésus-Christ et que cette Parole de Dieu est encore de nos jours préservée. Matthieu 5:17-18 :Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la LOI ou les Prophètes ...car en vérité je vous le dis tant que le ciel et la terre ne passeront pas, il ne disparaîtra de la Loi un seul iota (point) ou un seul trait de lettre, jusqu’à ce que tout soit arrivé”.
Là encore, nous avons la preuve que le Seigneur Jésus se référait au Texte Massorétique hébreu, qui seul contient des points et de minuscules traits formant l’alphabet hébraïque. Ces caractéristiques n’existent pas dans l’alphabet grec.
En Luc 24:24 (et en Matthieu aussi) Le Seigneur Jésus réitère que ce qui est écrit depuis Moïse (1500 av. J.C.) est continuellement préservé, gardé et est valable même aujourd’hui. Le Seigneur indique bien la division du canon hébreu : La Loi de Moïse (Torah), les Prophètes (naviim) et les Psaumes ou écrits (Kethubhim). Ce que les juifs d’aujourd’hui appellent “TANACH”, “TA” pour Torah, “NA” pour Naviim, et “CH” pour Kethubhim. C’est l’abréviation utilisée pour désigner l’A.T. hébreu Massorétique dans sa totalité. Le Seigneur Jésus ne pouvait citer la Septante, puisque l’ordre n’y est pas le même. Dans nos bibles l’ordre est : la loi, les Psaumes et les Prophètes.
Les versions Segond 1910 et 1975 avaient déjà subi de nombreux changements, omissions, etc...Mais les nouvelles versions dites “Segond” et toutes les nouvelles versions du N.T. sont traduites d’après le Novum Testamentum Graece de Nestlé-Aland 26e (!) édition de 1979. Cette 26e édition de Nestlé-Aland est un assemblage de trois textes : Westcot & Hort, Tischendorf et Bernhard Weiss.
Westcott & Hort n’ont reconnu comme valables que deux manuscrits : Aleph et B qui font partie des cinq anciens manuscrits qui ont servi pour les traductions modernes.
En 323, Constantin devint Empereur. Il déclara le Christianisme comme religion d’état. Jusque-là malgré les persécutions, les Chrétiens copièrent la Bible à leurs risques et périls. Les plus anciens N.T. grecs ont probablement été écrits au IVe siècle, sous le règne de Constantin. Il a été suggéré que Codex B, était l’une des 50 copies que Constantin avait fait écrire pour la production d’une Bible commune.
Au VIIe siècle, les églises d’Égypte, de Syrie et d’Afrique du Nord, étaient largement éliminées par l’invasion islamique. Depuis 382 le grec était toujours parlé dans l’empire byzantin, qui lui, avait été préservé de l’invasion islamique. Cette langue fut protégée jusqu’au XVe siècle, date de l’invention de l’imprimerie. C’est donc là, dans l'empire byzantin, que Dieu préserva pour nous la majorité des manuscrits grecs, là où la langue d’origine du N.T. était parlée.
Comme le texte hébreu de l’A.T. avait été préservé parmi les juifs parlant l’hébreu, de même le texte du N.T. fut préservé parmi les habitants de l’empire byzantin parlant le grec. C’est ainsi que le texte byzantin, le texte traditionnel, devint le “Textus Receptus” ou Texte Reçu au XVIIe siècle.
En 1516, la première édition du N.T. grec fut publiée par un brillant érudit, Érasme, catholique hollandais. Sous la providence de Dieu, bien qu’il ne se soit servi que de quelques manuscrits grecs, son texte est 90% à 95% en accord général avec les quelques 5000 manuscrits que nous possédons aujourd’hui ! On peut donc dire que les manuscrits qu’il utilisa représentent le texte communément accepté.
Il est bon de distinguer qu’Érasme, était en rapport épistolaire avec 3 papes (Jules II, Léon X, et Adrien VI). Il passa un certain temps à Rome et il n’a pas utilisé le Codex Vaticanus (B) lorsqu’il compila son texte. Codex B est la source principale des traductions modernes. En 1533 Sépulvède donna à Érasme 365 documents du Codex B pour lui faire voir qu’ils étaient en plein accord avec la version latine, mais en désaccord avec le texte commun grec. Il faut faire observer que le Codex Vaticanus ne contient pas l'Apocalypse, ne contient pas les versets de Genèse 1 :1 à Genèse 46:28, les Psaumes 106 à 139, Matthieu 16 :2,3, Romains 16: 24, les épîtres pastorales de Paul , ni depuis Hébreux 9 : 15 jusqu’à la fin de la lettre aux Hébreux.
Il est donc évident qu’Érasme a rejeté les documents du Codex B, comme étant inexacts. On peut suggérer qu’il les connaissait mieux que Tregelles ou autres critiques du XIXe siècle, et même que les critiques d’aujourd’hui.
Entre 1516-1526, Érasme produisit 4 autres éditions du texte grec et en 1550, Robert Estienne publia un texte similaire en y incorporant les très précieuses divisions par verset, telles que nous les connaissons aujourd’hui. Entre 1565-1611, Théodore de Bèze publia 10 éditions. Elzévir, imprimeur hollandais, publia 2 éditions en 1624 et 1633. Cette dernière est le premier texte appelé “Texte Reçu”. Ce nom vient de la préface de l’édition, écrite par Elzévir en 1633, disant : “Maintenant vous avez le texte reçu par tous”. Cependant on peut dire que le “Texte Reçu” peut aussi s’appliquer aux éditions d’Érasme, de Robert Estienne, et de Théodore de Bèze.
La plupart des érudits stipulent que “ces textes sont totalement en accord avec le texte traditionnel (byzantin), providentiellement préservé dans la vaste majorité des manuscrits du N.T. grec” Prof. E.F. Hills pg 37
Les critiques du XIXe siècle ont exposé la théorie que parce que la vaste majorité des manuscrits étaient récents, c’est-à-dire, après le IXe siècle (donc entre 500 et 1000 ans) ils ont donc été sujet à plus d’erreurs de la part des copistes. Selon cette théorie, chaque scribe était présumé avoir répété les mêmes erreurs que les scribes précédents et avoir bien entendu rajouter en même temps les leurs.
Quelques-uns ont aussi supposé que les scribes avaient changé presque à volonté l’Écriture, suivant que leurs points de vue théologique correspondaient ou non aux copies qui se trouvaient devant eux. Cela est absolument faux. Une telle déclaration ignore les faits de la critique textuelle et de la Providence de Dieu, en matière de préservation de Sa Parole. Par exemple la copie la plus ancienne qui existe du texte hébreu de l’A.T., date d’environ 900, alors que le même texte hébreu qui a été découvert parmi les documents de la Mer Morte date d’environ 100 avant J.C. Une différence de 1000 ans et sans changement !
Wescott & Hort ne comprenaient pas pourquoi les manuscrits d'Alexandrie n’étaient pas copiés en aussi grand nombre que les manuscrits byzantins. Ils ont proposé la théorie suivante, que quelqu’un avait produit le texte byzantin aux alentours du IVe siècle, et ils l’ont appelé “texte syrien”. Cette théorie n’a aucun fondement. C’est le fruit de leur imagination pour excuser leur rejet de la vaste majorité des manuscrits. Si une telle révision avait eu lieu, il y aurait des documents pour le prouver, car nous avons l’exemple du Concile de Nicée, réuni en 325, par Constantin, pour condamner l’hérésie de l’Arianisme. Nous avons des détails considérables concernant des problèmes doctrinaux de cette époque. Par contre l’histoire est silencieuse au sujet d’une quelconque révision de texte, que ce soit en Syrie, à Antioche ou à Constantinople.
Les manuscrits du N.T. grec sont divisés en deux catégories. Ceux qui sont écrits en lettres majuscules, désignés habituellement par des majuscules, Codex A, B, etc. et les autres manuscrits qui sont écrits en écriture cursive. Cinq des plus anciens manuscrits sont les codices Aleph, A,B,C, et D. Selon leur opinion, seuls le Codex Aleph et codex B avaient préservé le texte dans sa forme pure. De ces deux textes quand l’un ne coïncidait pas avec l’autre, Wescott & Hort préféraient B à Aleph. Les manquements indiqués plus haut, montrent bien pourquoi lorsque Wescott & Hort ont écrit leur texte grec du Nouveau Testament, qu’ils ont appelé texte “neutre”, ils ont préféré Vaticanicus par rapport à Aleph. C’est ce texte que les érudits appellent, “le mieux conservé”, “le meilleur manuscrit”, “le plus pur”, etc. bien que ce texte omet un grand nombre de passages aussi bien dans l’A.T. que dans le N.T. (voir plus haut) et plus particulièrement qu’il ait laissé tomber le chapitre dans l’épître aux Hébreux qui mentionne le sacrifice éternel, le seul efficace de Jésus-Christ qui a abolit “les sacrements !” Il ne faut pas oublier de noter que Vaticanus contient les livres dits “Apocryphes”.
Mais dans quelles conditions ont été écrits ces manuscrits Aleph, B et D ?
Codex Sinaiticus (Aleph) (IVe siècle) “considérant le nombre d’erreurs, on ne peut pas affirmer que ce manuscrit ait été écrit avec soin. Le texte dans sa totalité est dénaturé par les corrections opérées, dont très peu sont du scribe original, beaucoup sont dues à une main ancienne et élégante du VIe siècle dont les corrections sont de très grande importance, d’autres d‘une autre main plus tardive. Le plus grand nombre sont celles d’un érudit du VIIe siècle qui a souvent résilié les changements faits au VIe siècle, d’autres corrections ont été faites par au moins huit différentes personnes plus tard”. Prof. Scrivener, pg 93, vol 1.
Codex Vaticanus (B) (IVe siècle) “la première chose que l'on remarque est le grand nombre d’omissions qui a fait dire au Prof. Dobbin, que c’était un texte abrégé du N.T. Il a calculé que plus de 2556 fois des mots entiers ou propositions manquaient”. Scrivener, pg 120, vol.1
C’est la raison pour laquelle les versions modernes ont omis tant de passages. C’est aussi pourquoi, si l’on adopte comme traduction le codex B comme autorité finale, chaque version ne contenant pas les omissions de B est considérée comme ayant inséré ou ajouté au texte...par rapport à B !
Codex Bezae Graeco Latinus (D) (Ve ou VIe siècle) “Ce manuscrit a été corrigé d’abord par le scribe original, et ensuite par 8 ou 9 différentes personnes. Aucun manuscrit connu ne contient autant d’interpolations aussi audacieuses que vastes. ( 600 rien que dans les Actes)”. Il a même été suggéré entre autres par le Professeur Rendel Harris que le codex D est peut-être une retraduction du latin en grec.
Les plus anciens manuscrits existants ne sont pas forcément des copies de l’original ancien manuscrit.
Jusqu’au XVe siècle, les manuscrits étaient écrits à la main (l’imprimerie fut inventée en 1450). Beaucoup de manuscrits étaient écrits sur de fines pages faites de peaux de chèvre, vache ou antilope, et étaient extrêmement résistantes. Des copies datant des années 350 environ ont donc plus de 1600 ans : elles sont encore en bonne condition. Puisque l'imprimerie remplaça au XVe siècle, les copies écrites à la main, on peut présumer que les plus récents manuscrits ont au moins 500 ans, tandis que ceux datant de la période 900, ont environ 1100 ans !
L'espérance de vie d'un manuscrit fait de vélin était de 350 ans (considérant l'usure), il ne nous faudrait au maximum que 4 copies pour couvrir le temps des Apôtres jusqu'à l'invention de l'imprimerie !
D’autant plus qu’une différence de 200 ans en ce qui concerne l’âge des manuscrits n’est pas substantielle quand on réalise que les évaluations d'âge ne sont basées que sur des estimations d'érudits qui sont souvent en total désaccord.
La façon d'écrire est le meilleur critère pour identifier l'âge. La pratique d’indiquer une période aux manuscrits ne date que du Xe siècle, jusque-là, les estimations étaient essentiellement basées sur les différences de style. Parmi les quelque 5000 manuscrits en existence aujourd’hui, seules quelques erreurs mineures ont été relevées, comme des fautes d'orthographe, de ponctuation, oubli d'un mot. Le Professeur Scrivener qui a passé plus de 40 ans à étudier les manuscrits, était à la fin de sa vie la seule personne à avoir examiné plus de manuscrits que quiconque, il a écrit : "En étudiant tous ces documents, nous concluons que les erreurs détectées sont manifestement dues à l'inadvertance et à l'erreur humaine, et certainement pas à une intention délibérée de la part des copistes de falsifier l'Écriture".
L'école d'Alexandrie, par contre, est reconnue comme étant l'une des plus grandes sources de corruption et c'est cette même école qui a influencé et imprégné des documents plus anciens (surtout Vaticanus B, et Sinaiticus Aleph), sur lesquels sont basées les versions modernes."Les pires corruptions dont le N.T. a été sujet, datent de moins de 100 ans après que ce N.T. ait été composé”. Irénée, les pères de l'église africaine, une portion de l'église syrienne ont utilisé des manuscrits bien inférieurs à ceux utilisés par Stunica, Érasme ou Estienne, lorsque 13 siècles plus tard ils ont formé le "Textus Receptus".
Grâce à la science de la critique textuelle, il est possible d'identifier les dérapages des copistes. Que tous les scribes aient fait la même faute d'orthographe, omis la même ligne, les mêmes mots ou versets, cela semble assez invraisemblable. Si la fin de la ligne était différente, les scribes suivants auraient dû détecter les erreurs, omissions et auraient dû les corriger en comparant avec les autres manuscrits.
“La meilleure approche à la critique textuelle est d'utiliser TOUS les manuscrits sans tenir compte de l'âge, et ne pas se limiter à QUELQUES anciens manuscrits seulement. LES “ANCIENS MANUSCRITS SONT EN DESACCORD PERPETUEL”.
Si on devait croire que les manuscrits devenaient de plus en plus altérés au fur et à mesure qu'ils étaient copiés, on devrait s'attendre à ce que les plus anciens soient les meilleurs et qu'ils soient en plein accord les uns avec les autres. Ce qui n'est pas le cas. "Il est plus facile de trouver dans le codex B et codex Aleph, deux versets consécutifs, qui soient en désaccord que deux versets consécutifs qui soient du même avis. Il ne peut y avoir qu'un codex juste. Est-ce déraisonnable donc de dire après tant de perpétuelles inconsistances entre B et Aleph des inconsistances graves et parfois même très importantes, qui font que je ne peux avoir confiance ni en l'un ni en l'autre". Dean Burgon, auteur du livre " La Révision Révisée, The Revision Revised, qui est considéré comme un chef d' oeuvre sur la défense du Texte Reçu.
Exemples donnés en 1928 par Kirsopp Lake, qui démontrent les désaccords d’ Aleph, B et D entre eux et avec le Texte Reçu. Pour Marc chapitre 11 seulement :
ALEPH, B et D divergent du T.R. 69, 71 et 95 fois !
B diverge d'Aleph, 34 fois
B diverge de D, 102 fois
D diverge d'Aleph, 100 fois
Dans les 4 Évangiles, Hoskier, qui a étudié de très près les textes d' Aleph, et B, nous donne ces divergences:
Matthieu 656 différences
Marc 567 différences
Luc 791 différences
Jean 1022 différences
Total pour les 4 Évangiles 3036 différences
"Voilà la raison pour laquelle nous ne pouvons faire confiance à aucune version moderne ou texte grec qui rejette les attestations concordantes de la vaste majorité des manuscrits plutôt que les attestations discordantes de quelques manuscrits".
Dans son récent livre intitulé “WHICH BIBLE” ( "QUELLE BIBLE"), le Professeur Otis Fuller, écrit : "Les chrétiens au cours des siècles ont reconnu qu'il existe deux sources (ou familles) d'où découlent les manuscrits. Une source vient d'Alexandrie (Egypte), ville dont est originaire Origène (qui a nié la déité de Jésus-Christ et dont les écrits et pensées furent plus tard rejetés, d'après Larousse). Eusèbe, Jérôme (qui produit la 2e Vulgate) et la source occidentale. Au siècle dernier, Lachmann, Tischendorf, Tregelles, Wescott & Hort ont rejoint cette famille occidentale. La deuxième source est celle d'où découle le Texte Reçu, qui avait assez d'autorité, soit en lui-même, soit par ses traductions, pour devenir au fil des ans, la Bible de la Grande Église syrienne, de l'église des Vaudois d'Italie du nord, de l'église de la Gaule dans le sud de la France, de l'église celte d'Écosse et d'Irlande et même d'être la Bible officielle de l'église grecque (TEXTE BYZANTIN)."
À l'époque de la Réforme, Luther a utilisé le Texte Reçu pour sa traduction, ainsi que Robert Olivétan, cousin de Jean Calvin pour sa traduction en français, qui seront suivis par les traductions anglaises de Wycliffe, Tyndale et la fameuse King James dite "Version Autorisée" traduite en 1611 et toujours vénérée de nos jours de par le monde.
Les découvertes des manuscrits depuis 1611 n'ont en rien diminué la valeur du Texte Reçu au contraire. Le nombre de manuscrits étaient de 3791 en 1881 et depuis nous en avons plus de 5000 et malgré tous ces nouveaux manuscrits retrouvés, à peu près 90% sont en plein accord avec le Texte Reçu !
Les auteurs des nouvelles révisions de la Bible utilisent une nouvelle technique pour traduire le texte biblique. Ils ont adopté une "équivalence dynamique". Dynamique sous-entend "changement", "modification", "mouvement". Au lieu de traduire mot pour mot, ils ont soit ajouté, soit éliminé, soit changé le texte à traduire. Parfois une question est transformée en déclaration, parfois des mots manquent. Ce n'est plus une traduction c'est une paraphrase. Les traducteurs des anciennes versions essayaient de traduire au plus près possible soit de l'hébreu, soit du Grec en français. C'est ce qu'on appelle une équivalence formelle, verbale. C’est-à-dire qu'on traduisait les verbes hébreu ou grec en verbe français et la même chose pour les noms, adjectifs, participes, etc. mais les traducteurs modernes ont changé verbe en nom par exemple, et même changeant le temps des verbes, parfois changeant complètement le sens du texte.
Satan, lui-même a lancé l'équivalence dynamique dans le jardin d'Eden. Le serpent est l'agent dont s'est servi Satan pour déjouer Ève. Il a utilisé une paraphrase assez libre de la Parole de Dieu, donnée à Adam (Genèse 3:1). " Or le serpent était plus sournois qu’aucune bête des champs que le SEIGNEUR Dieu avait faite. Et il dit à la femme : Vraiment, Dieu a-il dit : Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ?"
Satan, à travers le serpent demande : "N'est-ce pas vrai que Dieu vous a dit que vous pouviez manger de tous les arbres du jardin ?" Il a retiré quelque chose de la Parole de Dieu, car Genèse 2 : 16,17 dit :"Tu pourras manger librement de tous les arbres du jardin, mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement." Oui Dieu a dit qu'ils pouvaient manger librement de tous les arbres, mais Satan n'a pas mentionné tout ce que Dieu avait dit. Cette soustraction et le doute qu'il a laissé planer à changer le cours de l'histoire humaine. Le Seigneur ne veut pas que nous changions Sa Parole. Lorsque l'on ajoute, que l'on ôte ou que l'on change Sa Parole, nous nous disons supérieurs à Dieu ou qu'Il voulait dire plutôt cela. Satan réitère en Genèse 3:4 :"Alors le serpent dit à la femme, vous ne mourrez certainement PAS".Remarquez bien qu'en Genèse 2:17, Dieu dit :"Car le jour où tu en mangeras, tu mourras certainement." N'y a-t-il pas un changement ?
Cette nouvelle technique "l'équivalence dynamique" fut introduite en 1947, par Eugène Nida, qui travaillait avec les traducteurs de Wycliffe, la Société Biblique Américaine et la United Bible Society.
Cette méthode est utilisée dans le monde entier pour la traduction biblique. Ce n'est plus une traduction, cela devient une perversion lorsque l'on change les mots, que l'on ajoute ou retire des mots et même des phrases entières. C'est diabolique. Ajoutant à la Parole de Dieu, partout dans le monde, changeant la Parole de Dieu partout dans le monde, supprimant à la Parole de Dieu partout dans le monde, dans chaque langue, parce que Nina a déclaré : "il faut changer".
Vous pouvez vérifier un mot test, par exemple : le mot "sang" ( aima haïma en grec) il a été supprimé 36 fois sur les 103 fois mentionnées dans le Nouveau Testament. Seize fois sur les trente six se réfèrant au sang du Seigneur Jésus-Christ. Ils éliminent le sang du Seigneur et le remplacent par la méthode de l'équivalence dynamique, c'est-à-dire "mort", "sacrifice", haïma en grec veut dire SANG.
Comment pouvez-vous avoir une traduction fidèle, lorsque vous adaptez tout le temps ? Ce n'est plus une traduction fidèle lorsque l'on ajoute, élimine ou change la Parole de Dieu. Madame Lynn Silvermale, dans son livre "La priorité et la façon de traduire la Bible", écrit : "Nous avons établi une liste de 35 principes ayant trait aux diverses façons d’adaptations et il y en a encore beaucoup plus. Ils ont été ensuite approuvés par le Field Council (conseil dans ce domaine), pour pouvoir donner plus de puissance et d'harmonie dans un forum le plus large possible." Silvermale
Que veut dire le mot “dynamique” ? du grec = puissance = actif, énergique, relatif au changement, au mouvement, opposé de statique. La Parole de Dieu est fixe, c'est le Roc sur lequel on se tient. Dieu est le Roc qui ne change pas. Le Seigneur Jésus-Christ est la Fondation. Jésus Christ est la Parole de Dieu.
Que veut dire “traduction” ? du latin traducere = faire passer un texte d'une langue dans une autre, c'est-à-dire soulever, porter, transférer de l'hébreu ou du grec en français, anglais, allemand, italien, etc. sans retirer, sans ajouter ou sans changer quoi que ce soit. Lorsque vous changez un moteur sur votre voiture, vous transférez le nouveau moteur à la place de l'ancien, sans changer telle ou telle pièce, c'est la même chose quand il s'agit de traduire de l'hébreu ou du grec dans une autre langue. Vous le "transplantez" mot pour mot, le plus rigoureusement, le plus scrupuleusement possible.
Que veut dire “paraphrase” ? du grec paraphrasis= para =avec, le long : phrasis= parole, texte, c'est-à-dire avec d'autres mots, développement explicatif d'un texte, commenter, amplifier par paraphrase.
Le Professeur Steele, qui est un érudit, et qui a passé des années à traduire des documents babyloniens et sémitiques entre autres, a dit :"une traduction doit pouvoir transmettre [1] d'aussi près que possible le texte original [2] avec le moins de mots possible [3] tout en préservant l'ambiance, l'intensité, les termes employés [4] le traducteur doit s'efforcer de trouver les mots [5] le concept [6] la cadence les plus approximatifs [7] Il doit être scrupuleux à ne PAS AJOUTER DE MOTS [8] sa tâche n'est pas d'élargir [9] n'est pas d'expliquer [10] mais de traduire [11] et de préserver l'esprit et l'impact de l'original [12] et même si besoin est aux dépens d'expressions familières modernes [13] pourvu que la traduction en résultant soit intelligible..." [Traduction ou Paraphrase, Bible Memory Association] "On attend d'une traduction que le linguiste et la science philologique rendent au plus près possible le texte original de la Parole de Dieu, NOUS VOULONS SAVOIR CE QUE DIEU DIT ET NON CE QUE PROFESSEUR UNTEL CROIT SAVOIR CE QUE DIEU PENSAIT VRAIMENT. Il y a une grande différence entre les deux et nous entrons comme des intrus dans un Terrain Sacré quand on ne veut pas faire la distinction." [Traduction ou Paraphrase, Bible Memory Association, pages 7,8]
Le chrétien en général, ne réalise pas le danger des nouvelles versions. Le chrétien typique, qui ne prend pas le temps de lire et de comparer les différentes versions, ne comprend pas ce qui se passe, et ne veut pas de polémique. La majorité ne connaissant ni l'hébreu ni le grec, ne veulent pas “faire d’histoires”. Ils ont entendu tellement de fois des pasteurs ou des “responsables” de Sociétés bibliques, ou des professeurs d’Instituts bibliques qui veulent les impressionner en leur disant : “l’hébreu ou le grec veut vraiment dire cela”, etc. Ils veulent faire croire à leur auditoire qu’eux seuls connaissent la Bible. Ils ne réalisent pas que la Parole de Dieu dans 2 Pierre 2 nous avertit de ce qui se passera dans les derniers jours, de nous méfier et de ne pas tomber dans le piège qui nous ait tendu.
(Article basé sur les livres “ New Age Bible Versions”, par G.A. Riplinger, et “Defending The King James Bible”, par Rev. D.A. Waite).
Les anciennes traductions françaises celles d’Olivétan, la Bible de Genève, Bible Martin, Bible Ostervald, étaient plus basées sur le Texte Reçu que les nouvelles versions. Je dis bien plus basée, car on y retrouve l’influence de la Vulgate et autres manuscrits. On voit bien dans la Bible de Genève les déviations par rapport au Texte Reçu. Les notes indiquent les mots utilisés dans le Texte Reçu ! Les révisions des Bibles Martin et Ostervald lesquelles ont été faites au cours des ans, montrent aussi cette dérive.
La version Segond, elle aussi a été révisée maintes fois. On ne peut se procurer l'édition 1910, qu’hors de France ! Les nouvelles versions “dites” Segond, contiennent beaucoup de mots changés et de versets éliminés. Il est tout de même navrant de toujours usité le nom de “Segond” pour vendre une Bible ! On nous vante les mérites de la nouvelle Segond 21. On peut lire dans le pamphlet Bible Info, hiver 2007 ceci : “De fait, l’équipe de la Segond 21 a eu pour principe d’éviter les conjectures et de s’appuyer le plus possible sur le texte massorétique, dans un souci de fidélité au texte original. Consciente que, dans la société pleine de méfiance, quant à la Bible et à sa fiabilité, il est important de fournir des réponses honnêtes aux questions qui pourraient se poser par rapport aux textes originaux, la Société Biblique de Genève a aussi décidé de proposer la Segond 21 avec notes de références, ou des renseignements de ce genre….” En étudiant la page 51 du livret “La Bible en 90 minutes” (Segond 21), intitulée Rendez-vous nocturne. On remarque que les traducteurs n’ont pas suivi le texte massorétique. La Segond 1910, la Nouvelle Édition de Genève et la version La Colombe en sont beaucoup plus proches !
Il faut bien préciser que les “textes originaux” n’existent plus depuis des siècles. Nous ne possédons que des copies de copies. C’est aussi vrai pour tous les textes de l’Antiquité. Par contre les copies du texte biblique sont beaucoup plus nombreuses que les copies de Platon, Homère, et autres auteurs non bibliques.