LIQUEUR/BREUVAGE/BOISSON
EAU DE VIE/EAU VIVE/EAU DE LA VIE
Dictionnaire Robert - Définition du mot "liqueur" : n.f. (XIIe :lat. liquor) t 1° Toute substance liquide. Spécialt. Liquide organique du corps humain ¸ Mod. Solution employée en pharmacie, dans l’industrie. Liqueur de Fehling. Liqueur de titrée. t 2° (1680) Cour. Boisson sucrée et aromatisée à base d’alcool ou d’eau de vie. V. Spiritueux.
Il y a seulement deux versets dans l’Ancien Testament où le mot "liqueur" est utilisé dans la King James.
Nombres 6 : 3 Il s’abstiendra de vin et de boisson forte : et ne boira aucun vinaigre de vin, ni de vinaigre de boisson forte, ni ne boira aucune liqueur de raisins, et ne mangera pas de raisins frais ni secs,
Cantique 7 : 2 Ton nombril est comme un gobelet arrondi, où ne manque pas la liqueur : ton ventre est comme un tas de blé entouré de lis.
Il est évident qu’il s’agit de la première définition : Toute substance liquide.
Il y a seulement 3 versets dans le Nouveau Testament où "eau de vie" est mentionnée . Voir ces versets ci-dessous. Il faut remarquer que les deux mots grecs sont exactement les mêmes dans ces trois versets. La Bible de Genève a en Apo. 21 :6 et Apo. 22 : 17 comme la King James, mais en Apo. 22 : 1, a "eau vive", toutes les autres traductions ont soit "eau de la vie", soit "eau vive". Les traducteurs ont ajouté l’article "la", peut-être est-ce pour faire la distinction entre "eau de vie", qui est une boisson alcoolisée dans le langage courant, et ce terme venant de Dieu, lui-même ! Il faut aussi signaler que l’article "la" ne figure pas quand il s’agit de "l’arbre de vie", dans la plupart des cas ! Un autre exemple du manque de continuité dans les différentes traductions par rapport à la Bible King James.
Apo. 21 : 6 : Et il me dit : C’est fait. Je suis Alpha et Oméga, le commencement et la fin. Je donnerai à celui qui a soif de la fontaine d’eau de vie librement.
Apo. 22 :1 : Et l’ange me montra une rivière pure d’eau de vie, claire comme du cristal, sortant du trône de Dieu et de l’Agneau.
Apo. 22 : 17 : Et l’Esprit et l’épouse disent : Viens. Et que celui qui entend, dise : Viens. Et que celui qui a soif, vienne. Et quiconque veut, qu’il prenne de l’eau de vie librement.
Tous les passages de la Bible montrent clairement l’effet nocif de l’alcool, en commençant par Noé.
On nous cite toujours le passage où le Seigneur Jésus changea l’eau en vin, lors de son premier miracle à Cana. Le mot grec "oinos ", comme le mot hébreu "yayin" est traduit soit par "jus de raisin" soit par "vin". Comme l’Ancien Testament et le Nouveau Testament exaltent l’abstinence, et que la Bible nous dit de nous méfier des effets maléfiques de l’alcool, nous pouvons dire sans nous tromper, que si l’eau changée dans les cruches était du vin fermenté et si les invités avaient bu du vin fermenté avant que le Seigneur ne change l’eau en vin, Il se serait contredit, Luc 21 :34 "… De peur que vos cœurs ne soient appesantis par l’excès et l’ivrognerie… ".voir Habacuc 2 :15, Proverbes 23 :31-35. Il n’aurait pas contribué à rendre encore plus ivres les invités du mariage. Comme le vin contient du levain, et que le levain est symbole de péché, on peut être sûr que le Seigneur Jésus n’a pas offert de boisson alcoolisée lors de la réception de ce mariage : c’était du vin nouveau, du fruit de la vigne, il n’était donc pas fermenté. Supposons, qu’un invité qui avait trop bu à ce mariage et qui en rentrant chez lui aurait tué un passant en l'écrasant faisant aller son cheval trop vite. Qu’aurait-il dit aux magistrats : "C’est de la faute à Jésus. Il a fabriqué lui-même un bon "p’tit vin", j’en ai bu un peu trop, c’est arrivé à la maison des amis de Marie ! "
Vin = Boisson fermentée préparée à partir de raisins frais. Par extenso. Nom donné à tous les jus dont une partie ou la totalité du sucre est transformée en alcool par fermentation.
Fermentation = Transformation que subissent les matières organiques sous l’action d’enzymes secrétées par des micro-organismes : La fermentation des sucres sous l’influence des levures donne de l’alcool. Par extenso. Dégradation enzymatique de la matière organique.
D’après les travaux de Gay-Lussac sur la fermentation alcoolique, le terme fermentation indique la conversion du sucre en alcool et gaz carbonique : les recherches de Pasteur sur les causes des fermentations le conduisirent à définir la fermentation comme la « vie sans air ». Actuellement, le mot est devenu plus étroitement associé aux micro-organismes et aux enzymes sécrétés par eux. Les germes responsables de la fermentation appartiennent aux groupes des levures, des bactéries ou des moisissures. (Définitions tirées du Larousse)
L’alcool, non pas comme la plupart des aliments, met très peu de temps à être absorbé par le tube digestif. Après seulement deux ou trois minutes, l’alcool peut être détecté dans le sang. « Il n’y a pas de crevasse sur cette terre qui puisse cacher quelqu’un des effets de l’alcool. » a dit un ancien alcoolique. L’alcool détériore la pensée, trouble la mémoire et la vision .Ce paragraphe en italique est tiré de la thèse du pasteur Peterson pour son doctorat.
L’alcool change, modifie le comportement, les réactions ne sont plus les mêmes, les distances ne correspondent plus à la réalité, on appuie sur le champignon encore plus, l’on devient plus agressif, c’est pourquoi il y a tant d’accidents de la circulation. Pour quelqu’un qui se dit chrétien, c’est en surcroît un piètre témoignage, que de se faire prendre pour excès de vitesse ou avec l’alcool au volant !
Le cas est le même lors de l’institution de la communion. (Matthieu 26 : 29 ; Marc 14 : 25 ; Luc 22 : 18) Il est même indiqué clairement en Matthieu 26 : 17 "Or le premier [jour] de la fête des pains sans levain...". La même chose dans Marc 14 :1, il est mentionné la fête de la Pâque et des pains sans levain, et Jésus était chez Simon le lépreux à Béthanie à prendre un repas, puis à nouveau au verset 12 est mentionnée la fête des pains sans levain. De même Luc, chapitre 22 verset 1, la fête des pains sans levain est mentionnée encore. Quand on sait que le pain et le "vin", ou plutôt le fruit de la vigne, représentent le corps et le sang du Seigneur Jésus-Christ, et nous savons aussi que le Seigneur Jésus-Christ était sans péché, nous pouvons dire sans erreur qu’il s’agissait de pain sans levain et de jus de la vigne non fermenté. Dans les trois cas, il est mentionné "que le Seigneur Jésus prit une coupe, rendit grâces et la leur donna, en disant : "Buvez-en tous". Il n’est pas dit qu’il en but lui-même, seulement qu’il n’en boira plus désormais…jusqu’à ce qu’Il revienne. Dans 1 Corinthiens 11 :25, " faites ceci en mémoire de moi ".
L’alcool a tendance à faire oublier, il aurait donc été étrange d’utiliser une boisson alcoolisée. Nous savons les abus qu’il y avait dans l’église de Corinthe, voir verset 21 du même chapitre. Lorsque l’église de Corinthe commença à servir du vin dans les repas d’église, elle introduisit dans son sein des pratiques païennes, qu’ils venaient de rejeter en se convertissant.
Ce que le Seigneur Jésus-Christ donna à boire à ses disciples était " le fruit de la vigne ". Il n’allait pas les faire s’enivrer, car des moments terribles allaient suivre. Il suffit de lire Zacharie 9 :16,17 pour voir que ce vin nouveau est le même que celui qui sera servi dans le Royaume lorsque celui-ci sera établi sur la terre : du fruit de la vigne, c’est-à-dire du "vin nouveau". Selon Proverbes 23 :31-35, le chrétien ne doit même pas regarder la coupe corinthienne.
Le fruit décrit dans les versets mentionnés ci-dessus, est comme étant du "vin nouveau", ce vin ne se trouve pas dans une bouteille, mais dans la grappe (Ésaïe 65.8) : " le moût" " vin nouveau", "jus" "yayin". Les juifs de l’Ancien Testament n’avaient pas le droit de boire, ni vin, ni liqueur forte. (Deut 29.6). La seule fois où il est mentionné qu’ils peuvent boire du vin ou des liqueurs fortes est dans Deutéronome 14.26, où tous les trois ans, le juif de l’Ancien Testament, en Palestine, était autorisé à en boire seulement pour la célébration à Jérusalem.
L’Ancien Testament est très clair sur la question du levain : Exode 12 : 8, 5, 19 : Lévitique 2 : 11. De nos jours dans les distilleries, on appelle cela des ferments, la levure de bière, etc…Dans le Nouveau Testament, le Seigneur nous dit de nous méfier du levain des Pharisiens (Matthieu 16 :6 et dans beaucoup d’autres passages). Paul aussi rappelle " Un peu de levain fait lever toute la pâte". Le levain dans toute la Bible représente le péché, donc le Seigneur n’aurait jamais pu encourager ceux qui veulent Le suivre et obéir à Sa Parole, à prendre du vin alcoolisé pour la Communion, et qu’il vaut certainement mieux s’abstenir de tout alcool, pour avoir notre pensée toute à l’écoute de Sa parole et de ce qu’elle nous enseigne.
On ne peut pas servir du vin, contenant du levain, et prétendre que ce liquide représente le sang de notre Sauveur : "Mais avec le sang précieux de Christ, comme d'un agneau sans défaut et sans tache". (1Pierre 1.19). Lui, l’Agneau de Dieu qui était sans péché. "L’église de Dieu qu'il a acquise par son propre sang". (Actes 20.28).
Au sujet de l’institution de la Communion, il faut aussi noter que l’Évangile de Jean, qui a été écrit plusieurs années après les trois autres évangiles, ne la mentionne pas. La raison semble être qu’au bout de très peu de temps, les premiers Chrétiens avaient déjà fait de la Sainte Cène un rituel. L’Apôtre Paul dénonce les débordements et les abus qu’il y avait au tout début de "l’Église" dans l Corinthiens 11. Il y a un grand danger, surtout pour des chrétiens non matures et de surcroît pour ceux qui se croient chrétiens, de mettre plus l’accent sur les rituels que sur la personne du Seigneur Jésus-Christ. Il est plus important de connaître la Parole de Dieu que de prendre la communion. Il n’y a aucune bénédiction à prendre la communion sans une connaissance de la Parole de Dieu. On ne peut pas apprécier ce que le Seigneur Jésus-Christ a subi à notre place par une connaissance superficielle de la Parole de Dieu, comme cela est malheureusement dans la majorité des cas. La Communion est devenue un rituel dans l’église due à l’œcuménisme. Il est intéressant aussi de noter que le pain mentionné, lors de l’institution de la Cène, était du pain sans levain, là encore parce que le levain représente le péché.
Lorsque Paul donne ses instructions au sujet des diacres et des anciens, 1Tim 3 :3, 8 et Tite 1 :7 :"pas adonné au vin ", "...adonné aux excès de vin ". Le mot traduit par " sobre " (nephalios) qui apparaît 3 fois dans le Nouveau Testament, veut dire d’après le lexique grec, de l’auteur J H Thayer, " sans vin du tout. " Lorsque l’on cite le fameux passage dans 1 Corinthiens11 on s’arrête toujours avant les versets 27 - 30 qui disent : "C’est pourquoi, quiconque mangera ce pain et boira cette coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur, mais que chacun s’examine, et …c’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup de faibles et de malades, et beaucoup dorment". Ce paragraphe est tiré de la thèse du pasteur Peterson pour son doctorat.
*Et l’es tomac de Timothée, dont on ne manque pas de nous mentionner à chaque fois ? D’après des écrivains grecs comme Aristote, et l’explication donnée par un papyrus de l’an 137, le mot grec "oinos", qui est traduit par "vin", vient du nom de "Oineos" qui a écrasé des grappes dans des coupes et l’a appelé "oinos". Paul qui prêche la sobriété ne recommanderait pas quelque chose qu’il dédaigne…Il est prouvé que le vin fermenté n’est pas bon pour l’estomac, que cela détériore le foie (cirrhose). Est-ce que Paul sauverait un estomac au détriment du foie ? Parfois "oinos" est traduit comme un liquide alcoolique comme dans Éphésiens 5 :18, mais la plupart du temps cela se réfère au fruit de la vigne.
*L’alcool dans le vin n’est pas pour l’estomac, il va dans le foie qu’il détruit. Il semblerait que le conseil de Paul envers Timothée devait plutôt se référer à une boisson bénéfique –c’est-à-dire l’autre nuance du sens du mot oinos- jus de raisin ! Il est inutile de mentionner cet épisode en disant que la Bible recommande un peu de vin pour le mal d’estomac, ou pour suggérer qu’un peu de vin avec son repas est bon pour le cholestérol ou pour la santé. Ces deux paragraphes en italique sont tirés de la thèse du pasteur Peterson pour son doctorat.
Puisqu’il peut vouloir dire aussi bien "le jus" que "le vin", il faut comprendre ce que Paul conseille à Timothée, il semble que Timothée ne buvait pas du fruit de la vigne, ou tout simplement boire un peu du fruit de la vigne. Il n’a pas dit un apéritif ou un cocktail ou un peu avec le fromage : un peu Il a été prouvé de nos jours qu’il y a une substance dans le jus du raisin qui est très bonne pour le cœur, on en a conclu d’emblée que boire "un peu" de vin était bon pour la santé !
*À la Pentecôte quand les disciples furent remplis par l’Esprit Saint, ils furent ridiculisés par la foule. Dans Actes 2 :13 : « Et d'autres se moquant, disaient : Ces hommes sont pleins de vin nouveau » Le mot pour vin est gleukos = sucre de raisin. Le glucose ou sucre de fruit se rencontre dans le miel, le raisin et la plupart des fruits sucrés. C’était du vin doux, expression retrouvée dans Néhémie 8 :10. Les anciens, paraît-il, connaissaient l’art de préserver pendant une assez longue période leur vin nouveau d’une certaine flaveur avant qu’il ne fermente. (Notes sur l’Ancien Testament d’Albert Barnes). Si ce vin était fermenté pourquoi la foule se serait-elle moquée ? Pourquoi disaient-ils qu’ils agissaient comme s’ils étaient ivres d’avoir bu du jus de fruit ? C’était tout simplement sarcastique ! Les disciples étaient connus pour ne boire que des boissons non fermentées, dans leur joie exubérante ils semblaient être intoxiqués. Ce paragraphe en italique est tiré de la thèse du pasteur Peterson pour son doctorat.
C’est ce que la Sainte Bible appelle avoir la joie de l’Esprit en soi.
*Dans l’église primitive, on ne buvait pas d’alcool. Lorsqu’ils utilisaient de l’alcool, c’était dans la majorité des cas comme désinfectant pour les blessures, tout comme de nos jours. Médicalement parlant, l’alcool détruit, tue, mais ne guérit pas. Dr. Terhune, "Le plus important…est le système nerveux, pour ceux qui boivent de l’alcool c’est le cerveau qui est affecté. Ce qui se produit sur le métabolisme, le système digestif, la circulation, la musculature et sur les glandes sexuelles est, du point de vue du buveur, un effet secondaire des plus malheureux duquel il est soit complètement ignorant soit qu’il essaie d’oublier". (Comment prévenir les problèmes d’alcool avant qu’ils ne commencent). Ce paragraphe en italique est tiré de la thèse du pasteur Peterson pour son doctorat.