ORIGINE
DE LA BIBLE
L’Ancien
Testament
Les érudits chrétiens
ainsi que les sceptiques et critiques de la Bible ont écrit maints livres et
articles pour décrire comment et quand la Bible a été écrite. Quelle évidence
avons-nous pour soutenir la prétention que la Bile est la Parole de Dieu
communiquée à l’homme ? Plutôt que d’étudier ce sujet avec un
concept occidental, examinons les méthodes littéraires dont les anciens scribes
se servirent pour transmettre la Parole de Dieu. Les documents et tablettes qui
ont été découverts lors de fouilles archéologiques nous les révèlent. Pour base
nous prendrons ce que la Bible, elle-même, dit de son origine, de ses auteurs,
et nous en considérerons l’évidence produite.
Les cinq livres de Moïse. La première section de l’Écriture est le Pentateuque, ou les cinq livres de Moïse : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome. Nous y trouvons le récit de la Création, la rébellion de l’homme contre Dieu, le Déluge, le choix d’une nation par laquelle le Sauveur de l’humanité viendra, la délivrance de cette nation de l’esclavage en Égypte, le don des tables de la Loi et la propitiation. Cette entière section de l’Écriture est appelée encore de nos jours dans les synagogues, la Loi ou “Torahh”. Elle est en forme de rouleau et est gardée précieusement dans un petit meuble nommé “l’Archee”.
Luc 24 : 24 “Et quelques-uns des nôtres qui étaient avec nous, sont allés au sépulcre, et ont trouvé les choses comme les femmes avaient dit ; mais lui, ils ne [l’]ont pas vu. 25 Alors il leur dit : Ô insensés et d’un cœur lent à croire tout ce que les prophètes ont dit. 26 Ne fallait-il pas que Christ souffre ces choses, et qu’il entre dans sa gloire ? 27 Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur exposa, dans toutes les écritures, les choses le concernant. 44 Et il leur dit : Ce sont là les paroles dont je vous parlais lorsque j’étais encore avec vous, que toutes les choses, qui sont écrites dans la loi de Moïse et dans les prophètes et dans les psaumes, me concernant doivent être accomplies”.
Lorsque le Seigneur Jésus en Luc 24 : 25,27,44 (et en Matthieu aussi) se réfère à la Torah, aux prophètes et aux Psaumes, il faisait mention de l’Ancien Testament comme étant “toutes les Écritures”. Il est évident que quand Il parlait, le Nouveau Testament n’avait pas encore été écrit.
Quelles indications avons-nous dans cette première section, la Torah, que Moïse était bien celui qui écrivit au sujet du Seigneur Jésus ? On se souvient que Moïse vécut durant la période la plus notoire de l’histoire d’Israël. C’est lui que le Seigneur choisit pour conduire Israël hors d’Égypte. Il aurait été étrange qu’il ne laisse aucun document décrivant de tels événements, surtout lorsque chaque monument d’Égypte durant son temps représentait chaque fait, même des scènes quotidiennes de la vie rurale. Nous lisons dans Deutéronome 31 :22 Ainsi Moïse écrivit ce cantique ce jour-là, et l’enseigna aux enfants d’Israëll”. Voir aussi Deutéronome 31 : 18 ; Exode 17 : 8-14 ; 24 : 4,7 ; 34 : 4 ; Nombres 33 :2 ; Deutéronome 31 : 9-12 ; 24 ; 26 ; De plus Nombres 33 : 2 nous dit que Moïse selon le commandement du Seigneur écrivit systématiquement toutes les étapes des enfants d’Israël durant ses quarante années à la tête d’Israël.
Il semble si on lit attentivement Exode 17 : 14 que Moïse “tenait un journal” : “Écris…dans un (Le) Livre…” et l’on peut penser que chaque soir il devait y ajouter les détails de la journée ainsi que les statuts, ordonnances du Seigneur. Actes 7 : 21 “Et lorsqu’il fut abandonné, la fille de Pharaon le recueillit, et l’éleva comme son propre fils. 22 Et Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens ; et il était puissant en paroles et en actions”. Nous voyons pourquoi Dieu avait choisi Moïse pour qu’il puisse rapporter l’histoire de son peuple.
L’historien juif Flavius Joseph écrivit dans les années 70 : “Nous n’avons pas le nombre incalculable de livres, qui se contredisent ou qui se corroborent, comme ont les Grecs, nous n’avons que 22 livres qui contiennent les archives de notre passé, lesquelles sont crues exactement comme venant de Dieu, desquelles 5 viennent de Moïse ; elles contiennent les lois et traditions des origines de l’humanité jusqu’à sa mort….”(Livre 1 sec8)
De tout temps les critiques ont essayé de contester les récits décrits dans la Torah. Ils croyaient que l’écriture n’était pas en existence avant le huitième siècle avant J.C. Moïse ne pouvait donc pas en être l’auteur. Les patriarches ne pouvaient être réels. Tous ces récits n’étaient que mythes et légendes et ne pouvaient être une véritable image des temps anciens. Dieu ne pouvait pas s’être révélé comme cela est dépeint dans les Saintes Écritures. Israël n’a jamais eu de tabernacle dans le désert et il n’y a eu ni Exode, ni entrée dans la Terre Promise.
L’archéologie a contredit toutes ces suppositions en révélant que les coutumes et la culture entre 2000 et 1500 ans avant JC sont fidèlement dépeintes dans le Pentateuque. Un écrivain plus moderne n’aurait pu les connaître. Le style et l’orthographe archaïques en témoignent d’après plusieurs experts, entre autres Pr. G. Wenham. La Bible présente Dieu comme s’étant révélé comme le seul vrai Créateur dès le commencement, et que la croyance en beaucoup d’autres dieux était une corruption, laquelle est venue plus tard. La montée de l’évolution a conduit beaucoup à accepter l’idée que la religion avait évolué de l’animisme, du polythéisme, à croire en un seul Dieu (ce qui a été depuis démenti par les anthropologistes). Les recherches faites par les anthropologistes depuis 1920 démontrent en effet le contraire. La croyance en un Dieu Créateur se dissipa et fut remplacée par plusieurs dieux intermédiaires et les esprits de la nature. “Le rationalisme au XIXe siècle a embelli leur estimation d’une religion primitive. Les règles de logique les plus simples ont été ignorées”. (Evans Pritchard)
Le nom de Torah - Loi a toujours inclus le total des cinq livres. Après que Moïse ait placé la Torah dans l’Arche de l’alliance, une copie en avait été faite et avait été lue aux enfants d’Israël lors de leur entrée en Terre Promise. Voir Josué 8 : 31-35. Les rois et autres gouvernants aussi devaient en faire une copie et la lire quotidiennement. Nous voyons dans les Psaumes (Ps 119:11-18 ; 19 :7-14) que le roi David observa ces recommandations, ainsi que le roi Amatsia (2Rois 14 :6) par exemple. Durant les années de décadence qui suivirent, ces copies avaient dû périr, car Hilkija, le prêtre trouva la copie originale de la Torah lorsque le roi Josias fit réparer le Temple. (2 Rois 22). Après le retour d’exil sous Néhémie en 350 avant JC, la Torah était lue à nouveau devant le peuple. Cela prit sept jours. Il est difficile de penser que la lecture du Deutéronome seul aurait pris tant de temps. Il ne faut pas oublier que près des deux tiers de la Torah est représenté comme un direct exposé de ce que Dieu a dit à Moïse. En Nombres 12 Dieu reprend le frère et la sœur de Moïse lorsque ceux-ci pensèrent avoir aussi un accès direct avec le Seigneur. Dieu dit qu’Il parlera avec des mots face à face avec Moïse tandis qu’avec les autres Il communiquera par des visions et des rêves.
Hébreux 1 :1 “Dieu, qui autrefois, à diverses reprises et en diverses manières, a parlé à nos pères par les prophètes, 2 Nous a, en ces derniers jours, parlé par son Fils, lequel il a assigné héritier de toutes choses, par lequel aussi il a fait les mondes ;” Dieu a changé sa méthode pour s’adresser aux hommes. De nos jours nous n’avons plus besoin de prophètes, nous avons la Parole écrite.
Il semble que Phinées, dont s’est servi Moïse, ait été le même qu’utilisa Josué et il aurait aussi ajouté le post scriptum à la Torah après la mort de Moïse. Son fils lui aurait succédé et aurait écrit (Josué 24 :26-33) l’histoire de Josué et l’arrivée en Terre Promise. Cette Torah continua d’être la “Bible” d’Israël jusqu’en 722 avant JC, lorsque les Samaritains la copièrent et celle-ci doit être à l’origine de la Torah Samaritaine (2 Rois : 17 :28). D’après J.W. Wenham, (Christ and the Bible, Tyndale) Cette Torah est écrite en un Hébreu datant d’avant l’exil et est semblable aux inscriptions de la tablette de Siloé qui datent de quelques années suivantes(701). Cette tablette a récemment été trouvée lorsqu’un jeune arabe tomba dans l’étang de Siloé et se retrouva dans un long tunnel. Ce fut la découverte de l’aqueduc d’Ézéchias, construit en 701 (2 Rois 20 : 20) Cette tablette fut trouvée là et est maintenant au musée d’Istanbul. Elle décrit comment ils creusèrent le tunnel, en commençant aux extrémités pour se rejoindre au milieu, et comment ils pouvaient entendrent leurs voix avant que les derniers coups de pioches ouvrent la brèche. On peut voir les marques faites par les pioches.
Quel rapport y a–t-il avec le rouleau Samaritain ?
Comme le prouvent les monuments Assyriens, Ézéchias survécut le siège ; mais le Royaume du Nord fut détruit (2 Rois 17) et fut repeuplé par des étrangers :qui devinrent les Samaritains. 2 Rois 17 : 27 “Alors le roi d’Assyrie commanda, disant : Envoyez-y un des prêtres que vous avez transportés de là; et qu’il aille, qu’il y demeure, et qu’il leur enseigne la manière [de servir] le Dieu du pays. 28 Ainsi l’un des prêtres qu’on avait transportés de Samarie vint et demeura à Bethel”; et il leur enseigna comment ils devaient craindre le SEIGNEUR. Il est plus vraisemblable que ce soit à ce moment-là qu’ils obtinrent une copie de la Loi, plutôt qu’aux jours des querelles entre Samaritains et Juifs qui eurent lieu au temps d’Esdras (400 avant JC).
Le Livre des Prophètes
La seconde section de l’Ancien Testament est celle des prophètes. Cela comprend non seulement les livres d’Ésaïe à Malachie, mais aussi les livres historiques de Josué à 2 Rois compris. Les prophètes ont écrit ces livres parce que c’était leur devoir. Ces livres sont appelés les Premiers Prophètes, ils comprennent Josué, Juges, 1 et 2 Samuel et 1 et 2 Rois. Ils racontent l’entrée d’Israël en terre promise d’où le Sauveur allait venir, ainsi que l’élévation de la lignée royale de David d’où procéderait le Roi-Messie. L’histoire de cette section se termine avec l’Exil de la nation en 603 avant JC, accomplissant les avertissements de Moïse et des autres prophètes.
Il y a des indices certains qui montrent que les auteurs et les événements décrits étaient contemporains. Ceci est évident par exemple dans le livre de Josué 6 :25 : “Et Josué sauva la vie à Rahab la prostituée, et à la maison de son père, et à tous ceux qui lui appartenaient; et elle demeure en Israël savoir jusqu’à ce jour, parce qu’elle avait caché les messagers que Josué avait envoyés pour épier Jéricho”. Rahab était vivante lorsque le livre de Josué a été écrit. Nous trouvons ce terme “jusqu’à ce jour” près de cent fois dans l’Ancien Testament. Voir Josué, Juges, 1 Samuel, 1 Rois, 2 Rois, etc. Dr B. Atkinson fait remarquer par exemple que toute l’histoire du pays a été écrite bien avant le temps de David. Lorsqu’on lit de Josué à 1 Samuel, concernant Jérusalem, lieu insignifiant, une note indique où la bourgade est située, sans plus, rien ne laisse imaginer que le roi David en ferait sa capitale des années plus tard. Tout l’Ancien Testament est l’Histoire du peuple de Dieu. Histoire racontée, décrite par des auteurs contemporains qui nous en donnent les moindres détails.
Qui étaient ces prophètes contemporains ? Les noms nous sont présentés : Samuel, Nathan et Gad pour ne citer que ceux-là, (1 Chroniques 29 : 29, 2 Chroniques 9 : 29 ; 12 :15 ; 13 : 22 ; 26 : 22 ; 32 :323) il y avait aussi le greffier officiel 2 Samuel 24 0 :24. Mais qui recueillit ces écrits de façon à en faire l’histoire consécutive d’Israël ? Il semble que Samuel soit le premier 1 Samuel 10 25 : “Alors Samuel dit au peuple, la manière [d’agir] du royaume, et l’écrivit dans un livre, et le mit devant le SEIGNEUR. Puis Samuel renvoya tout le peuple, chacun en sa maison”. Cette façon d’ajouter aux précédentes Écritures déjà consignées, semble avoir pour auteur Josué (Josué 24 : 26). La base d’une école de prophètes par Samuel serait un surcroît d’assurance que les documents seraient gardés et qu’un témoignage prophétique serait maintenu. Cette école était toujours en pleine existence 300 ans plus tard au temps d’Élie et Élisée (« Rois « :3, 15 ; 2 Rois 6 :1).
Les prophètes établis à la cour des différents rois donnent un compte rendu très intéressant. On distingue dans le texte, les coutumes, le style, les mots de l’époque, tel le passage décrivant (Rahab) “elle demeure en Israël, savoir jusqu’à ce jour”.
Il est une tradition juive qui dit que Jérémie est celui qui compila toute cette section des Premiers Prophètes. Les archéologues ont appris à prendre au sérieux la véracité de telles traditions. Nous retrouvons la responsabilité de Jérémie dans le rassemblement des livres des Juges aux Rois dans la Talmud Babylonienne (voir p. 15). L‘expression en Jérémie 19 : 3 “ .. ses oreilles lui tinteront…” ne se retrouve que dans 1 Samuel 3 :11 et 2 Rois 21 : 12. Une autre phrase “… et ont rempli ce lieu du sang des innocents”.. Jérémie 19 : 4) se retrouve dans 2 Rois 21 : 6. Et plus particulièrement cette phrase “ …je vous ai même envoyé tous mes serviteurs les prophètes; me levant tôt chaque jour, et les envoyant”.(Jérémie 7 :25 et 29 : 19. C’est un terme fréquent dans le livre des Rois et c’est le thème culminant (dans 2 Rois 17 : 13 ; 21 :10). Parmi les écrits de prophètes, seul Jérémie utilise cette expression et cela en cinq différentes occasions : (Jér. 7 : 25 ;25 :4 ; 26 : 5 ; 29 :19 ; 44 : 4). Comment concluons-nous que c’est bien Jérémie qui rassemba les livres des Rois ? Jérémie répète verbatim 2 Rois 24 :18 en Jérémie 52 qui nous rapporte le départ du roi Sédécias pour l’exil. Jérémie 52 : 1“ Sédécias était âgé de vingt et un ans quand il commença à régner, et il régna onze ans à Jérusalem. Et le nom de sa mère était Hamutal ; elle était fille de Jérémie, de Libnah”. 2 Rois 24 :18 : “Sédécias était âgé de vingt et un ans quand il commença à régner, et il régna onze ans à Jérusalem. Et le nom de sa mère était Hamutal, la fille de Jérémie, de Libnah”.
Les Prophètes Postérieurs
Dans la seconde partie principale dont le Seigneur fait référence, il y a les livres individuels de prophétie écrits par les Prophètes Postérieurs. Ce sont d’Ésaïe à Malachie.
Parfois Dieu suscita des prophètes ne venant pas de l’école des prophètes. Amos était de ceux-là. Deux autres étaient prêtres Jérémie et Ézéchiel. Ces derniers Dieu les appela pour être prophètes (Amos 7 :14 ; Jérémie 1 :15 ; Ézéchiel 1 :3). Ces prêtres et prophètes vivaient le plus souvent lorsque le jugement de Dieu, par l’exil, allait tomber sur les douze tribus, sur les royaumes du Nord et du Sud, (722-587 avant JC). Ils écrivent la venue du Messie, comme étant notre Sauveur, et prédisent en grands détails Sa naissance, Son ministère, Sa mort expiatoire,Sa résurrection, et Sa seconde venue.
On doit se méfier des commentaires et notes écrits par des non-croyants qui ne croient pas que Dieu est capable de prédire le futur à travers Ses prophètes. Ils disent donc que les prophéties ont dû être écrites après que les événements décrits aient eu lieu, ils divisent les livres tels Ésaïe et Daniel en conséquence. Les prophéties ont été accomplies dans leurs moindres détails lors de la première venue du Seigneur et sont entrain d’être accomplies aujourd’hui à l’approche de Sa seconde venue, cela ne sort pas le sceptique de son impasse. En effet leur scepticisme accompli aussi la prophétie voir1 Pierre3 :3.
Ya-t-il eut deux Ésaïe ?
Deux des livres les plus attaquées sont Ésaïe et Daniel. La deuxième partie du livre d’Ésaïe a été attribué à un autre auteur vivant plus tard. De cette manière les critiques ont essayé d’expliquer l’accomplissement des prédictions remarquables sur l’empereur Cyrus. Les critiques ne comprenaient pas que Dieu puisse prédire et projeter le futur. Il y a quelque 300 mots ou expressions communs dans les deux sections. De plus l’exil et le retour ne sont pas seulement écrits dans la seconde partie, mais sont aussi prophétisés dans la première partie `partir du verset 11 du chapitre 11 et la suite. Voir aussi les mots d’Ésaïe au roi Ézékias dans 2 Rois 20 :16-18.
Deuxièmement, il y a une phrase assez particulière à Ésaïe que l’on trouve tout au long du livre et qui est répartie régulièrement entre les deux soi-disant parties. Le supposé premier Ésaïe est chapitre 1 à 39, et le supposé second Ésaïe est chapitre 40 à 66. La phrase “le Seul Saint d’Israël” et cela fait référence à Dieu, cette phrase apparaît 14 fois dans les 39 premiers chapitres 16 fois dans les derniers 27 chapitres, c’est-à-dire 30 fois. Cette phrase apparaît seulement six autres fois dans le reste de l’Ancien Testament et quatre se trouvent dans cette partie de l’histoire dans 2 Rois 19 pour laquelle Ésaïe est responsable. Les deux autres fois sont dans Jérémie celui-ci rassembla cette histoire du peuple de Dieu. La phrase est sans aucun doute l’empreinte d’Ésaïe à travers tout son livre.
Troisièmement, s’il y a de nouveaux mots dans les derniers chapitres, ils sont en général associés à de nouveaux sujets. Nous devons aussi nous souvenir qu’Ésaïe prophétisa pendant de nombreuses années durant le règne de quatre rois, et tout écrivain sait combien son vocabulaire se développe au cours des ans.
Quatrièmement, le manuscrit Ésaïe de la Mer Morte ne fait aucune allusion à une division à la fin du chapitre 39. La Bible n’a été divisée en chapitres qu’après le Moyen Age, il est donc intéressant de constater, dans ce manuscrit qui a été copié 100 avant JC, que non seulement il n’y a aucune coupure entre les chapitres 39 et 40, mais que la première ligne du chapitre 40 commence effectivement à la fin de la colonne sur le manuscrit. S’il y avait eu deux parties, cela semble évident que la deuxième section aurait dû commencer par une nouvelle colonne et non pas comme c’est le cas sur la précédente.
Cinquièmement, comment Dieu a la faculté de prédire le futur, la Parole de Dieu mentionne le nom de Cyrus, inconnu jusque-là. C’est justement la véritable raison pour laquelle Dieu révèle ce nom à Ésaïe, parce qu’ il va se servir de Cyrus quelque 200 ans plus tard. C’est pour démontrer que le Seul Saint d’Israël est “le premier et le dernier” “J’ai fait la terre, et ai créé l’homme sur elle ; moi, moi même, mes mains ont étendu les cieux, et j’ai ordonné toute leur armée”...“Je suis le SEIGNEUR, et il n’y a pas de Dieu hormis moi” ; …“Déclarant la fin depuis le commencement, et longtemps d’avance les choses qui n’ont pas encore été faites, disant : Mon conseil tiendra, et j’exécuterai tout mon bon plaisir.”. et disant de Cyrus …:“et il accomplira tout mon bon plaisir”…
Les critiques cependant refusent d’admettre la présence de Dieu et laissent entendre que les prophètes étaient des imposteurs, suggérant que les prophéties ont été écrites après que les évènements aient eu lieu
Les prédictions de Daniel sont-elles une imposture ?
Les critiques ont aussi attaqué le livre de Daniel. Une connaissance plus approfondie de l’archéologie et des méthodes littéraires du Moyen-Orient démontrent que le livre de Daniel a bien été écrit par Daniel et cela commençant en l’an 588 avant JC .
On ne voulait pas croire qu’en dépit des revendications du livre, le futur ne pouvait pas être prédit. Les 400 années d’histoire jusqu’Antiochos Épiphane, si bien dépeintes, ne peuvent pas avoir pris place avant que ces évènements aient eu lieu. Pour justifier une date ultérieure le critique argue que l’Araméen, (qui était l’ancienne langue de la Syrie) lequel Daniel utilise en 2 :4 à 7 :28, n’était pas connu à l’époque. Mais on sait que Darius régnait au temps de Daniel et que ce roi avait fait connaître cette langue aux Mèdes-Perses. Il faut aussi faire remarquer qu’en 2 Rois 18 :26, les Assyriens parlaient l’Araméen. Deux siècles avant la naissance de Daniel. Arthur Gibson de l’Université de Manchester démontre que d’après le Texte Dere Ala (1968), l’Araméen était connu aux jours de Daniel, en Palestine, avant qu’il arrive à Babylone.
Quelle est la raison derrière laquelle Daniel a été inspiré à utiliser l’Araméen pour ce passage dans Dan 2 :4 à 7 :28 ? Les prophéties et l’histoire de cette section concernent les Gentils (païens), tandis qu’il revient à l’hébreu du chapitre 8 à la fin, parce que ces prophéties concernent les Juifs, le sanctuaire et le futur de la Palestine.
Parmi les nombreuses objections relatives au livre de Daniel, l’une est historique. Aucun roi du nom de Belshazzar (Belschatsar) était connu, seul Nabonide. L’archéologie a depuis révélé qu’il y avait une co-régence entre les deux ; Belshazzar étant le subordonné. Nous en avons la confirmation en Dan 5 :29, “. et on vêtit Daniel d’écarlate, et on lui mit au cou un collier d’or, et on publia qu’il serait le troisième gouverneur dans le royaume”.
Les quatre Empires
De même pour les quatre empires, les critiques ont essayé de les mener à terme avec l’empire grec au lieu de l’empire romain. En faisant de l’empire médo-perse, deux empires. Cela ne tient pas debout historiquement parlant. Il n’y a eu qu’un seul empire médo-perse,, la Parole de Dieu le confirme dans Daniel 5 :28 “PERES : Ton royaume est divisé, et donné aux Mèdes et aux Perses. et 6 :8 : … selon la loi des Mèdes et des Perses, qui ne peut être changée”.
Le Canon de Ptolémée est une preuve indépendante et séculière qui nous indique les quatre empires successifs comme étant Babylonien, Perse, Grec et Romain. Mais les paroles que Dieu adressa à Daniel nous disent pourquoi les hommes dans les derniers jours proféreraient l’agnosticisme, Daniel 12 : 8“…. mais je ne compris pas ;:9 “ Et il dit : Va, Daniel, car ces paroles sont closes et scellées jusqu’au temps de la fin”. 10 “… mais les méchants agiront méchamment, et aucun des méchants ne comprendra, mais les [hommes] sages comprendront”.
Pour Dieu l’obstination est comparée à la méchanceté. Luc 24 : 25 : ”Ô insensés et d’un cœur lent à croire tout ce que les prophètes ont dit”, et la sagesse à sa vue est la sagesse spirituelle en contraste avec la sagesse que le monde offre. Matthieu 11 :25 “À ce moment-là, Jésus répondit, et dit : Je te remercie, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et [que] tu les as révélées aux petits enfants”. Voir 1 Corinthiens le chapitre 2. Daniel 12 :4 “…jusqu’au temps de la fin ; beaucoup courront çà et là, et la connaissance sera augmentée”. Malgré la connaissance et l’éducation la nature sceptique a le dessus, comme St Paul nous dit en 1 Timothée 3 :7 : “Qui apprennent toujours, et jamais capables de parvenir à la connaissance de la vérité”.
Les prophéties les plus importantes ne sont pas encore accomplies, mais cela ne va pas tarder. Christ, la pierre taillée sans mains brisera les pieds de la statue représentant les empires du monde. Les jambes, symbole de l’empire romain se sont étendues au cours des siècles jusqu’à notre mélange moderne de fer et d’argile, des nations européennes. (Daniel 2 : 34,35. Bénis est celui qui attend jusqu’au moment où la pierre que les bâtisseurs ont rejetée tombera du ciel avec fracas sur les pieds de l’Union Européenne jusqu’à ce qu’elle remplisse la terre : Daniel 12 :12 : “Bénis est celui qui attend, et qui parvient jusqu’à mille trois cent trente-cinq jours”.
Jérémie - le plus grand
Le prophète Jérémie est considéré comme le plus grand des prophètes antérieurs par les Juifs talmudiques, parce qu’il compila toutes les annales de tous les prophètes attachés à la cour des rois. Il les réunit en une suite consécutive. Il rassembla tous les écrits depuis le livre des Juges quatorze siècles avant JC, jusqu’au dernier roi avant l’exil en 587 avant JC (2 Rois 24).
Beaucoup d’érudits modernes ont oublié le rôle que Jérémie a joué en rassemblant les annales depuis Juges jusqu’à 2 Rois, mais le témoignage qui en est rendu se trouve dans les écrits talmudiques Seder Olam et Tractates Baba Bathra vol.15.1, de Gemara (Talmud Babylonienne).
Baruch était le scribe de Jérémie (Jérémie 36 :4) et suivant la coutume du scribe, il a dû ajouter les quatre versets à la fin de 2 Rois 25, lorsque il arriva à Babylone venant d’Égypte après la mort de Jérémie. Il a reçu aussi une parole personnelle de la part de Dieu en Jérémie 45 après les dernières paroles du prophète lui-même, au chapitre 44, et Baruch ajouta les déclarations de Jérémie (46 à 51) et le même épilogue (Jér. 52 : 31).
Jérémie et Baruch ont été emmenés de force en Égypte. Dieu leur dit de prendre de grosses pierres et des briques et de les enfouir pour en faire un dallage devant la maison de Pharaon. Cela serait un signe que Nebuchadnezzar, roi de Babylone érigerait son trône dessus ce dallage, ce qu’il a fait. (Jér. 43). Des archéologues ont depuis découvert ce dallage.
TROISIÈME ET DERNIÈRE SECTION DE L’ANCIEN TESTAMENT
La troisième section est appelée les écrits sacrés (Hagiographe). Cette partie inclut 1 et 2 Chroniques, Esdras, Néhémie, Esther et Daniel, ainsi que les livres de sagesse : Job, Psaumes, Proverbes, Ecclésiaste, et Cantique des Cantiques. La section est appelée les Psaumes dans Luc 24 :44 parce que dans la Bible hébraïque la section commence avec les Psaumes.
Les écrits sacrés ont été rassemblés par Esdras et Néhémie à la fin de l’exil Babylonien. De Chroniques à Néhémie est la récapitulation complète de l’histoire biblique depuis Adam jusqu’au retour d’exil d’Israël. Bien qu’ils soient divisés en plusieurs livres dans nos bibles, ils n’en forment qu’un seul dans la Bible Hébraïque. (2 Chroniques 1 :1 commence en hébreu par “Et”, la Bible King James commence elle aussi par “And ou Et”, la Bible Darby était jusqu’à présent la seule à commencer par “Et”). C’est le seul recueil d’histoire post-exil, écrit d’un point de vue post-exil, relatant les leçons apprises par le peuple de ses relations avec son Dieu.
Les sources d’informations sont données, et ce sont-là les annales prophétiques et royales d’origine. Elles sont nommées dans 1 Chroniques 29 :29 :“ Or quant aux exploits du roi David, les premiers et les derniers, voici, ils sont écrits dans le livre de Samuel, le voyant, et dans le livre de Nathan, le prophète, et dans le livre de Gad, le voyant”, et d’autres constatations telles 2 Chroniques 32 :32 “ Or le reste des actions d’Hezekiah, et de sa bonté, voici, elles sont écrites dans la vision d’Ésaïe, le prophète, fils d’Amoz, dans le livre des rois de Juda et d’Israël”.
Le compte rendu couvre seulement la préservation remarquable de la maison royale de David, laquelle suivant la promesse de Dieu ne périra jamais jusqu’à ce que l’arbre généalogique atteigne “ le plus grand Fils du Roi David, notre Seigneur Jésus Christ. Le Nouveau Testament, dans le livre de Matthieu débute avec l’accomplissement de cette promesse que le trône de David serait éternel, car Jésus régnera : “Les royaumes de ce monde sont devenus les royaumes de notre Seigneur et de son Christ, et il régnera pour toujours et toujours”. Quel contraste avec le royaume d’Israël, dont les maisons royales successives périrent neuf fois, et ont été supplantées l’une après l’autre.
Appendice
L’Ancien Testament a été écrit en
hébreux parce que c’était la langue utilisée par les prophètes, et le Nouveau
Testament en grec parce que c’était la langue universelle et donc la
langue appropriée pour prêcher l’Évangile à toutes les nations. Il fallait dès
le début que des copies exactes soient faites. Cela devint essentiel et des
systèmes variés furent développés pour s’en assurer. En conséquence les mots de
Sir Frederick Kenyon, ancien directeur du British Museum, nous avons un texte trois fois plus fiable
que les classiques profanes tels, Shakespeare ou Marlowe ou les classiques
grecs ou romains, lesquels personne ne prend la peine de questionner. Les
Manuscrits de la Mer Morte ont révélé avec quelle exactitude les Écritures
avaient été copiées. Le livre d’Ésaïe avait été copié pendant plus de mille ans
sans une seule copie intermédiaire, jusqu’à la copie découverte dans la grotte
de Qumran. La découverte a démontré que les copies ont été transmisses
pendant plus de mille ans avec une exactitude incroyable. Voir aussi l’ouvrage du Prof. F.F. Bruce, Are the New Testament Documents
Reliable ?, I.V.P. Sir Frederick Kenyon, The Bible and Ancient Manuscripts, Eyre and
Spottiswoode.Dr. J.W. Wenham, Christ
and the Bible, Tyndale Press. F.F.Bruce, The Books and the Parchements, P.I.
Tiré du livret “Origin of the
Bible ” par VictorPearce, publié par The Southwest Radio Church P.O.
Box1144, Oklahoma City, OK 73101